juin 2011
Archives mensuelles
Archives mensuelles
2011juin 17
13:22 | Posté par Alban | Classé dans: Claviers, dalles murales, Contrôle, iPad, tablettes tactiles

L’iPad était la dernière grande innovation dans le monde de l’écran tactile utilisé pour piloter des systèmes domotique. AMX apporte une nouvelle innovation avec ces écrans panoramiques disponibles en 19.4″ et 20.3″, en version murale ou à poser. Ils ont une résolution de 1920 x 800 pixels. Présentés à l’Infocomm ces derniers jours, ils étaient en configuration pro avec de la gestion de salle et de la visioconférence IP. Mais on peut très bien les imaginer dans un environnement résidentiel pour des interfaces graphiques différentes : plus de fonctions, plus d’informations, divisées par zones, etc. Côté manipulation, les effets “à la iPhone” sont présents comme le défilement horizontal en faisant glisser son doigt ou les fenêtres de menu apparaissant de façon animée. Voilà des produits qui n’ont pas de concurrence et qui amènent une réelle nouveauté face aux propositions d’écrans tactiles désormais ultra nombreuses sur le marché.
2011juin 13
17:53 | Posté par Alban | Classé dans: Serveurs audio, serveurs vidéo, Sources & stockage

Pour faire suite au sujet sur les serveurs vidéo BNM Video et aux discussions qui ont suivi, dans les commentaires et par eMail, je souhaitais faire un point sur la sujet brûlant de la copie de ses disques DVD et Blu-ray sur un serveur de stockage et de distribution multi pièces. Attention, je ne remplace pas un avocat, j’essaye de résumer les différents textes et points de vue, l’interpératation de tout ce qui est écrit ci dessous ne doit être pris comme une vérité gravée dans le marbre (ou les livres de droit au choix).
En France, la copie privée n’est pas un droit, mais “une exception légale au principe prohibant toute reproduction intégrale ou partielle d’une oeuvre protégée faite sans le consentement du titulaire de droits d’auteur” (affaire Mulholland Drive). Normalement, il serait donc nécessaire de faire une demande auprès de l’auteur, de l’éditeur, des ayant-droits, avant de ripper le moindre disque. Cette exception légale vient supprimer cette obligation.
On a donc le droit de copier CD, DVD et Blu-ray, entre autres, tant que cela reste d’ordre privé : “L’exception pour copie privée, faculté accordée à l’acquéreur légitime d’une oeuvre, couvre tout acte de copie d’une oeuvre sur un autre support, pour son propre usage”.
Plus précisément, le Code de la propriété intellectuelle (Article L122-5) indique alinéa 2 que “lorsque l’oeuvre a été divulguée”, “l’auteur ne peut interdire les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective”.
Cependant, autant les CD n’ont pas de protection, le CD ayant été créé à une époque où cela n’était pas vraiment nécessaire, les DVD et les Blu-ray embarquent eux tous, ou quasiment, des protections. C’est le CSS pour les DVD et le AACS pour les Blu-ray. Il est à noter que Sony BMG a tenter d’ajouter par la suite des protections sur les CD, avec le XCP (Extended Copy Protection), qui a finalement été abandonné suite à de nombreux problèmes : création de faille de sécurité sur les PC à cause de l’XCP, utilisation d’éléments sous licence publique.
Pour supprimer ces protections, il est nécessaire d’utiliser un logiciel sur le PC qui va servir à faire la copie. Dans le même arrêt de la Cour de Cassation, il est indiqué que les éditeurs ont tout à fait le droit d’intégrer des protections sur leurs disques : “la cour d’appel a retenu à bon droit que l’impossibilité de réaliser une copie privée d’un disque DVD sur lequel est reproduite l’oeuvre ne constituait pas une caractéristique essentielle”.
Dans le même arrêt, on a donc la possibilité d’effectuer une copie privée des supports physique que l’on possède, mais en même temps qu’il n’y a pas matière à interdire les éditeurs de mettre des protections pour empêcher cette copie ! Mais officiellement, a-t-on le droit de contourner les protections ?
La loi DADVSI intègre depuis 2006 ce sujet au sein des articles sur la copie privée. L’article L. 335-3-1 indique : “Est puni de 3 750 euros d’amende le fait de porter atteinte sciemment, à des fins autres que la recherche, à une mesure technique efficace telle que définie à l’article L. 331-5, afin d’altérer la protection d’une oeuvre par un décodage, un décryptage ou toute autre intervention personnelle destinée à contourner, neutraliser ou supprimer un mécanisme de protection ou de contrôle”.
L’article L. 331-5 défini lui les mesures techniques efficaces : “Ces mesures techniques sont réputées efficaces lorsqu’une utilisation visée au même alinéa est contrôlée par les titulaires de droits grâce à l’application d’un code d’accès, d’un procédé de protection tel que le cryptage, le brouillage ou toute autre transformation de l’objet de la protection ou d’un mécanisme de contrôle de la copie qui atteint cet objectif de protection”.
Les protections CSS et AACS sur les DVD et Blu-ray font-elles partie des mesures techniques définies par ces articles ? Si tel est le cas, alors l’utilisation de logiciels pour casser les clés de protection des DVD et Blu-ray est clairement interdite en France.
Contourner les protections reste donc interdit dans la plupart des pays du monde, et assez flou en France. C’est la raison pour laquelle les logiciels nécessaires ne se trouvent pas dans le commerce classique. Il y a la solution la plus “officielle” et payante, AnyDVD HD de SlySoft, mais dont le siège se trouve à la Barbade pour la raison suivante : Nous distribuons nos logiciels uniquement en ligne. Ils sont interdits par la loi dans de nombreux pays européens. Il existe d’autres logiciels gratuits trouvables assez facilement sur le web.
Aucune grande société éditrice de logiciels ne propose une telle application. RealNetworks a tenté l’expérience fin 2008 avec RealDVD, logiciel de copie de DVD. L’aventure aura été de courte durée. Le logiciel a très vite été attaqué par la plupart des majors US, RealNetworks a donc supprimé RealDVD. Pourtant, la protection dans le sens de la copie privé était assurée : une fois la copie effectuée sur son PC, une nouvelle protection, encore plus perfectionnée que le CSS, venait interdire la redistribution du fichier.
Kaleidescape, fabricant de serveurs audio/vidéo américain, a travaillé de concert avec le DVD-CCA (qui édite la protection CSS sur les DVD), pour créer ses produits. Kaleidescape a acquis une licence CSS pour que le disque DVD soit copié à l’identique sur les serveurs, sans casser ou contourner à aucun moment cette protection. La copie dans le serveur reste donc protégée. Pourtant, le DVD-CCA a attaqué Kaleidescape en 2004, leur reprochant de ne pas avoir utilisé la licence CSS qu’ils leur ont vendu tel que cela était défini dans le contrat initial. Kaleidescape a finalement gagné ce procès en 2007. Le DVD-CCA a contre-attaqué et un nouveau procès aura lieu en novembre 2011.
Kaleidescape pour sa dernière gamme de serveurs, et particulièrement pour les modèles compatibles DVD et Blu-ray, a décidé d’ajouter un changeur multi-disques. Pour prouver le respect des règles de ses produits, si l’on copie un Blu-ray dans le serveur, celui-ci doit rester dans le changeur multi-disques en permanence. Le client peut ainsi affirmer avoir l’original sans problème : si le disque est enlevé du changeur, la lecture de la copie rippée n’est plus possible ! On imagine donc que si Kaleidescape venait à perdre leur procès, cette méthode sera également utilisée pour le stockage des DVD : une copie dans le serveur avec le disque physique original présent dans le changeur.
L’exception pour copie privée peut-être utilisée en défense au cas où l’on serait attaqué pour ses copies de disques. Tant que l’on n’a pas redistribué ses copies, et tant que toutes les copies que l’on possède sont bien celles des disques physiques que l’on possède également toujours, il ne doit pas y avoir de risque.
Mais comme aucun jugement à ce jour n’a eu pour objet le sujet des protections des DVD et Blu-ray, on ne sait pas vraiment ce qui pourrait en ressortir devant les tribunaux :
Alors pour l’instant, copiez uniquement les disques que vous possédez, ne récupérez jamais de fichiers sur le web ou provenant d’un ami, ne copiez jamais les disques d’un ami ou les disques de location. Et normalement, vous ne devriez pas prendre de gros risques. C’est mon avis, mais n’étant pas juriste, je le répète, tout cela reste sujet à éclaircissement par des spécialistes. Je ne manquerai pas de mettre à jour ce billet si des informations venaient contredire ou renforcer les sujets abordés.
Enfin, si soutenir le droit à la copie privée vous semble être un combat important, une association dédiée au sujet existe : www.copieprivee.org.
PS : les produits BNM Video, comme tous les serveurs associant WHS et MyMovies, sont de très bonnes solutions de rip, de stockage et de diffusion vidéo multi pièces, très performantes et très stables, là n’est pas le sujet de ce billet.
2011juin 6
08:53 | Posté par Alban | Classé dans: Gestion & distribution, Récepteurs multimédia

Denon et NAD, deux grands noms de la HiFi et du home cinema, viennent de présenter leur lecteur audio en réseau. Chez Denon, c’est le DNP-720AE (499 Euros), chez NAD, c’est le C 446 (699 Euros). Ils sont de la même veine que les Sonos et autres SqueezeBox, mais dans un format HiFi, et avec des qualités qui devraient suivre.
Tous les deux lisent les fichiers audio stockés sur un NAS ou un ordinateur en réseau, via DLNA/UPnP. Ils accèdent aux radios web et à certains services spécifiques comme Last.fm. Ils ont également un port USB en façade.

Et maintenant, au rayon des différences :
Après Naim, Linn, Yamaha ou Cambridge déjà dans le coup, tous les spécialistes de la HiFi vont finir par s’y mettre !
2011juin 2
10:36 | Posté par Alban | Classé dans: Intégration, Lifestyle

Chez Realitem, on trouve des interrupteurs et des prises murales que l’on n’a jamais vu ailleurs. Fabriqués en bois, métal ou verre, et en relief, on sort des classiques plaques carrées en aluminium ou encore des plaques en plastique décorées. Tous les mécanismes courants sont disponibles, du va-et-vient à la prise réseau. Les tarifs vont de 45 à 100 €. Ce ne sera pas forcément au goût de tous, mais ça change, ça c’est certain !
2011juin 1
08:20 | Posté par Alban | Classé dans: Sources audio & vidéo

BNM Video propose une gamme complète de serveurs vidéo basés sur Windows Home Server. On trouve différents modèles de 2 à 90 To (!), de 2.000 à 28.500 Euros environ. La version de 90 To, le Big X 90 HR, permet de stocker jusqu’à 1.350 Blu-ray ou 9.000 DVD. Le concept est intéressant car la gamme est vaste et les serveurs sont commercialisés prêts à l’emploi avec uniquement les fonctions dont on a besoin. La copie des disques se fait depuis le serveur si il possède une platine en façde, comme sur la photo ci dessus. La lecture peut ensuite se faire avec n’importe quel player vidéo comme les lecteurs Dune HD, mais aussi depuis un PC Media Center. La solution est donc universelle.

On n’est toujours pas dans la légalité avec ce type de solution car des logiciels de “craquage” des protections des disques à ripper sont nécessaires… Mais si l’on cherche cette solution basée sur un serveur Windows (la version Home Server est ultra stable) et que l’on ne veut pas s’embêter à assembler une machine, les serveurs BNM Video tous prêts peuvent répondre à ce besoin.
Suite à ce billet, la société BNM Video a demandé un droit de réponse concernant la partie “légalité” de leurs produits. Le voici dans son intégralité, n’hésitez pas à réagir dans les commentaires.
Peut-être ne le saviez-vous pas, mais la loi Française nous autorise la dématérialisation de tous nos supports numériques achetés pour en faire des copies de sauvegarde. La loi est extrêmement précise et décris très bien la chose ici : article L 122-5 CPI droit d’auteur et droits voisins article L 211-3 CPI du Code de la Propriété Intellectuelle. Elle est valable pour les CD, les DVD, les BluRay… bref, tout ce que nous achetons et qui est numérique. Il est extrêmement important de lire ces trois petits paragraphes qui expliquent très bien la situation. Lisez les bien… Lisez les très attentivement…
http://www.copieprivee.culture.gouv.fr/spip.php?article5&artsuite=0
http://www.copieprivee.culture.gouv.fr/spip.php?article5&artsuite=1
http://www.copieprivee.culture.gouv.fr/spip.php?article5&artsuite=2Ce qui est interdit en revanche c’est de céder/donner/diffuser par quelques moyens que ce soit des copies de nos média. Ce que nous avons acheté l’est à notre usage exclusif dans le cadre familial. En clair, j’ai le droit de faire une copie du dessin animé que les enfants regardent toujours avant qu’il soit totalement rayé et plein de trace de confiture, c’est la copie de sauvegarde, mais je n’ai pas le droit d’en donner une copie à mon frère pour ses propres enfants, mes neveux et nièces.
Soyons encore plus clairs : ce que les majors combattent toutes griffes dehors (et elles ont totalement raison) c’est ce que font les véritables pirates, c’est-à-dire de copier un film et de le mettre à dispo sur des serveurs Internet pour que le monde entier puisse le télécharger sans avoir à payer le moindre centime. Là, nous sommes totalement d’accord, c’est hors cadre familiale. Mais ce n’est pas ce que nous faisons ici avec les serveurs BNM Vidéo.
Vous pouvez aller fouiller toutes les archives de tous les palais de justice de France, vous ne trouverez JAMAIS le moindre procès ou même la moindre tentative de procès fait à un particulier qui a fait des copies de sauvegarde de ces propres films qu’il a acheté honnêtement et qu’il a stocké dans son serveur pour pouvoir se les regarder dans sa chambre et dans son salon en même temps. Et pour cause, ce particulier-là ne porte absolument pas préjudice à quelques majors que ce soit, il est chez lui, tranquille avec sa femme et ses enfants.
Des procès fait des personnes qui téléchargent des œuvres qu’ils n’ont pas acheté il y en a plein, des procès fait à des personnes qui mettent à dispo sur Internet des fichiers pour tout le monde il y en a plein, mais ce n’est absolument pas ni de près ni de loin ce que nous faisons ici avec nos serveurs.
De plus, nous payons en France une taxe sur tous les supports vierges, CD, DVD, Clé USB, Disques durs… justement pour compenser le fait que nous dématérialisons, que nous faisons des copies de sauvegarde. Des dizaines voire des centaines de millions d’Euros sont reversés aux majors chaque année pour compenser les copies. La loi rends même illégal le fait de protéger certaines œuvres et d’en empêcher la copie ! (second lien)
Là où il y a justement une incompatibilité entre la loi Française et la réalité, c’est que pour faire des copies de sauvegarde (pour lesquels nous payons des taxes tout de même), nous sommes obligés de casser des clés de protection que les éditeurs mettent dans les supports pour nous empêcher de le faire. Mais encore une fois, les éditeurs essayent de protéger leurs contenus des diffusions illicites via Internet. Et ce n’est toujours pas ce que nous faisons avec nos serveurs.
C’est la loi Française qui prévaut et qui prévaudra TOUJOURS face aux éditeurs qui pourront venir nous voir pour dire qu’ils ont mis des systèmes anti copies et nous leurs donnerons les textes de loi qui nous donnes le droit de la faire. Si on pousse le raisonnement encore plus loin, ce sont les éditeurs qui sont hors la loi “en France” et qui nous forcent à acheter des logiciels plus de 100€ comme Slysoft AnyDVD pour pouvoir faire des copies de sauvegarde des média que nous achetons et pour les quel nous payons déjà des taxes sur les supports vierges.
Nous payons des taxes, et nous payons encore des logiciels et toujours et nous ne pourrions pas exercer nos droits qui sont inscrits dans la loi Française ? S’il vous plait, laissez-nous dans le cadre familial pouvoir faire ce que nous voulons de nos médias. Nous ne parlons pas ici de vendre et de diffuser sur Internet toute notre collection de média, mais juste de les dématérialiser pour pouvoir se les diffuser plus facilement en réseau dans toutes les pièces de la maison ET d’en faire une copie de sauvegarde.
Maintenant, poussons le raisonnement encore plus loin, ce sont les éditeurs qui sont hors la loi en France et qui devraient mettre à notre disposition gratuitement des logiciels de dématérialisation pour que, comme décris dans la loi Française nous puissions tous faire une copie de sauvegarde des média que nous achetons. Posons-nous la question une bonne fois pour toute : qui fait les lois en France ? L’état ou les éditeurs ? Face à un Juge, je voudrais bien savoir sur quel texte de loi un éditeur pourrait bien vouloir s’appuyer. Nous cassons des clés de protection ? Et alors, elles sont de toutes les façons totalement illégales et nous avons le droit de la faire, c’est écris dans la loi et nous payons des taxes pour…
En ce qui concerne les produits de la marque BNM Vidéo, ils sont prévus pour pouvoir diffuser en réseau dans un foyer familial, c’est-à-dire les habitants déclarés dans l’adresse fiscale du foyer, généralement papa, maman et les enfants, toute la collection que la famille a acheté et dont elle possède les originaux. S’il le désire, le papa de la maison peut se faire une copie de l’intégralité de son serveur pour le mettre dans sa maison de campagne, car ce sont ses films et il les possède. Il ne les revend pas, il ne les diffuse pas sur Internet, il les regarde chez lui avec sa femme et ses enfants.
Nous exerçons aussi envers nos client finaux notre devoir de conseil en tant que professionnel en leurs faisant signer un document dans lequel nous leur faisons prendre connaissance de ce qu’ils ont le droit de faire et de ce qu’ils n’ont pas le droit de faire. Y sont aussi mentionnés les articles de loi.
Ce document explique par exemple que le foyer ne peu dématérialiser que les films dont ils possèdent un original, qu’il ne peut pas dématérialiser des films de location et que tous les films dématérialisés doivent rester dans le serveur et ne peuvent pas être donné à des tiers.
Bruno Napoli, BNM Video