Crestron ADC-200BR

CE Pro vient de publier une première photo “officielle” du changeur 200 Blu-ray signé Crestron. C’est donc le troisième modèle du marché après le Sony HES-V1000 et le futur changeur autonome Sony 400 Blu-ray vu au CEDIA US 08 et au CES 09. Ca fait peu pour l’instant. On parle (et moi aussi) de stockage sur disque dur puis de VOD HD, mais on oublie les changeurs. Mal-aimés, je pense qu’il ne faut cependant pas les oublier.

Pour l’instant, accéder à une bibliothèque de titres HD numérisés n’est pas vraiment à l’ordre du jour : les serveurs de stockage ne proposent que du DVD (Kaleidescape, Escient, ReQuest, etc.) et les offres de VOD sont loin de proposer une qualité Blu-ray par le biais d’Internet. Restent les solutions sur PC qui permettent, en installant un logiciel qui casse les protections, point à ne pas occulter, de stocker du Blu-ray. Solution pour geek uniquement.

Ripper un Blu-ray a d’autres défauts : il faut bien 3/4 d’heure au minimum pour une copie et la place occupée est vite énorme (de 10 à 20 Go en moyenne, en attendant des films qui occuperont les 50 Go qu’offre un disque Blu-ray en terme de capacité…).

Alors pourquoi ne pas s’intéresser aux changeurs Blu-ray ? La seule perte de temps est celle pendant laquelle vous insérez le disque dans le changeur puis les quelques dizaines de secondes nécessaires à sa reconnaissance (rapatriement de la jaquette et des metadatas par le web). Aucun disque dur rempli de multi teraoctets n’est nécessaire, ni aucun logiciel de cassage de protection, on reste donc dans le 100% légal.

Ok, un changeur ne permet pas la multidiffusion vers plusieurs zones simultanément. Mais est-ce une fonction que beaucoup utilisent réellement ou dont ils ne pourraient pas se passer ? Si l’on peut faire l’impasse, et en attendant un Kaleidescape compatible Blu-ray, la piste des changeurs Blu-ray ne doit pas être écartée !